Reste que dans cette grisaille, Ouzenadji a au moins coché les cases que les supporters ne pardonnent jamais quand elles restent vides : l'engagement et le volume. 10,6 km parcourus, 26 sprints, une pointe à 34,7 km/h, et 5 duels au sol remportés sur 6. À 19 ans, le gamin formé au club et sacré champion de Ligue 2 il y a quatre mois a couru quand d'autres regardaient. C'est peu, mais c'est déjà ça.
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Un match qui explique tout
Les chiffres du sondage se comprennent mieux avec la feuille de match sous les yeux. L'ESTAC a tiré 19 fois contre 12 aux Angevins, obtenu 11 corners contre 2, pour un total de… 3 frappes cadrées. Beaucoup de bruit, aucune musique. Voilà pourquoi Le Douaron (5,0), Mille (4,8) et les autres ont été si sévèrement sanctionnés : ce n'est pas l'absence d'occasions qu'on leur reproche, c'est ce qu'ils en ont fait.
Trois sacres en cinq matches : bonne ou mauvaise nouvelle ?
La régularité d'Ouzenadji dans nos votes est un signal à double tranchant. D'un côté, elle confirme l'émergence d'un latéral de 19 ans qui ne tremble pas au moment de passer en Ligue 1. De l'autre, quand le joueur le plus plébiscité d'un début de saison est celui qui défend son couloir en courant beaucoup, c'est que l'équipe cherche encore ses leaders ailleurs sur le terrain. Le plafond de verre n'est pas chez lui : il est devant.