Un taux d'arrêts à 55 %
La suite a été plus délicate, à l'image de toute l'équipe. Six buts encaissés contre Strasbourg (2-6), puis deux à Lille et deux à Angers : sur ces trois matchs, Beach n'a repoussé que 11 des 21 tirs cadrés adressés. Sur l'ensemble de la saison, il affiche 16 arrêts pour 13 buts encaissés, soit un taux d'arrêts de 55 %, qui le place parmi les gardiens les moins efficaces du championnat.
La trêve internationale lui a pourtant offert une bouffée d'air. Titulaire lors des deux matchs amicaux de l'Australie face au Brésil, Beach a réalisé quatre arrêts à Townsville le 25 septembre, où seul un but de Rayan à la 95e minute a privé les Socceroos de la victoire (1-1). Quatre jours plus tard à Brisbane, devant plus de 52 000 spectateurs, il a enchaîné deux parades sur Raphinha en début de match puis une belle claquette de la main gauche à la 76e minute, sans pouvoir empêcher la défaite (2-4, dont deux penalties). De retour à Troyes, il n'a quasiment rien eu à faire face à l'OM, mais a été battu de près par Harit avant de commettre la sortie sur Moumbagna qui a provoqué le penalty du 0-2 dans le temps additionnel. Un 5/10 pour Maxifoot, qui évoque une « soirée paradoxale ».
Remplacer Beach ? « Ce n'est pas l'idée. »
Interrogé en conférence de presse avant le match face à Lens sur un éventuel changement dans les buts, Stéphane Dumont a écarté l'idée, sans éluder le constat : « On a des réflexions sur le tout, mais l'idée n'est pas là. Il y a des joueurs qui doivent être capables de faire mieux, et je pense que Patrick, en l'occurrence, doit faire mieux, c'est une réalité. Mais il n'est pas le seul. » Un message d'exigence et de soutien à la fois, qui renvoie à la responsabilité collective d'une défense décimée par les blessures. Face aux Lensois de Florian Thauvin samedi, le moment est idéal pour que le gardien australien retrouve le niveau qui l'a fait venir dans l'Aube.