Lens, de son côté, a connu un début de saison agité. Vainqueurs du PSG au Trophée des champions puis d'Auxerre (5-2) en ouverture, les Sang et Or ont ensuite enchaîné les contre-performances, jusqu'au départ de Dino Toppmöller mi-septembre. Promu sur le banc, Yannick Cahuzac a profité de la trêve pour installer un bloc haut et un jeu tourné vers l'avant, récompensé vendredi par un succès convaincant contre Lyon (2-1). Florian Thauvin, passeur sur les deux buts, en a été le chef d'orchestre, et le meneur de jeu reste l'homme à surveiller avec déjà quatre buts cette saison. Prudent, Cahuzac refuse pourtant de s'emballer : « Ce n'est pas un aboutissement, ni une dynamique. »
Le Sporting avant l'ESTAC
Le calendrier pourrait servir les intérêts troyens. Ce mardi soir (18h45), Lens reçoit le Sporting Portugal pour la 2e journée de Ligue des champions, après sa victoire à Prague (3-2). « C'est un gros adversaire avec énormément d'expérience dans cette compétition », prévient Cahuzac, qui pourrait déjà faire tourner, avec les possibles titularisations d'Amadou Haïdara et Franjo Ivanović selon la presse. Les Nordistes arriveront donc dans l'Aube avec trois jours et demi de récupération, et un groupe amoindri : Matthieu Udol, expulsé contre Lyon, sera suspendu, Maik Nawrocki et Abdallah Sima sont blessés, et Jonathan Gradit, victime d'une blessure musculaire contre Lyon, sera réévalué la veille du match. « On refera un point J-1 avant Troyes », a annoncé l'entraîneur lensois.
Les Troyens n'ont pas oublié leur dernière confrontation avec Lens : en février, en 8e de finale de Coupe de France, l'ESTAC, alors en Ligue 2, s'était inclinée 2-4 au Stade de l'Aube après avoir longtemps tenu tête. Huit mois plus tard, le contexte a changé. Face à un adversaire qui aura la tête et les jambes chargées d'Europe, les hommes de Stéphane Dumont devront imposer leur intensité dès le coup d'envoi et, enfin, convertir leurs temps forts. Pour décrocher cette première victoire à domicile tant attendue, samedi semble être le bon soir.