En face, Toulouse a trouvé son rythme. Battu à domicile par Lyon (0-2) puis Lille (0-1) en début de saison, le TFC de Jens Berthel Askou, arrivé cet été pour succéder à Carles Martínez Novell, n'a plus perdu depuis : nuls à Lorient et à Monaco (2-2), succès contre Le Havre (3-2) et démonstration au Mans vendredi dernier (0-3). Onzième avec 9 points, l'équipe violette a marqué au moins deux buts lors de ses quatre dernières sorties. Le danger porte un nom, Casper Tengstedt : l'attaquant danois a déjà inscrit 5 buts, dont un au Mans, et a trouvé le chemin des filets lors de ses cinq dernières apparitions.
Des Violets moins solides qu'il n'y paraît
Toulouse n'est pourtant pas imprenable. Le TFC n'a gardé sa cage inviolée qu'une seule fois cette saison et a concédé deux buts lors de trois de ses quatre derniers matchs. Au Stadium, les Violets n'ont remporté qu'une rencontre sur trois, et ils ont la particularité de se réveiller tard : selon la presse locale, 11 de leurs 12 buts ont été inscrits après la pause. Pour l'ESTAC, la consigne paraît claire : rester dans le match le plus longtemps possible, sans se désunir en seconde période.
Côté effectif, Stéphane Dumont devrait encore composer sans Ismaël Boura, Yvann Titi et Anis Ouzenadji, tandis que Paolo Gozzi, touché, est incertain. Toulouse pourrait de son côté être privé d'Abu Francis, gêné aux ischios. Dans un contexte extra-sportif agité, avec le départ de Jocelyn Blanchard, ce déplacement offre au groupe troyen l'occasion de répondre sur le terrain. Prendre des points dans la Ville rose ne serait pas une surprise au vu des derniers contenus. Ce serait surtout le meilleur moyen de ne pas laisser le peloton s'éloigner.