Les adversaires et concurrents de l’Estac qui se plaignent de l’arbitrage ont-ils raison ?
Depuis trois semaines, les adversaires de l’Estac se plaignent de l’arbitrage après avoir été vaincus par le leader. Certes, les décisions « grises » tournent en faveur des Troyens actuellement. Ce n’était pas vraiment le cas jusqu’à maintenant. Comme on dit, ça s’équilibre…
On se fait voler clairement (Opa Sanganté, capitaine de Dunkerque) », « l
es critères étaient différents pour les deux équipes (Albert Sanchez, entraîneur de Dunkerque) », « j
e suis écœuré, s’il n’y a pas penalty là… (Laurent Guyot, entraîneur d’Annecy) », «
c’est énervant, l’arbitre est à deux mètres (Grégory Proment, entraîneur de Clermont) ».
Cela fait trois semaines que les adversaires de l’Estac, battus tour à tour, se plaignent des décisions arbitrales. Honnêtement, on peut comprendre leur frustration. Car si les récentes décisions en faveur des Troyens (le penalty accordé à
Bentayeb contre Dunkerque, celui non sifflé pour Annecy après un contact avec
Konaté, une faute éventuelle d’un Troyen juste avant le but d’
Adeline face à Clermont) ne sont pas scandaleuses, elles sont « grises », c’est-à-dire que sur dix personnes regardant l’action, cinq vont donner raison à l’arbitre, les cinq autres vont lui donner tort.
Ce que l’on comprend moins – enfin, si on met de côté la bêtise et le clubisme des réseaux sociaux –, c’est l’acharnement de supporters de Saint-Étienne, qui répètent que l’Estac doit sa première place à un arbitrage favorable. C’est oublier la qualité de jeu proposée par l’équipe de Stéphane
Dumont (quel adversaire lui est paru supérieur depuis le début de saison ?) et c’est oublier les décisions arbitrales qui lui ont été contraires précédemment.
L’expulsion de Zossou ressemble à celle de Diop contre Reims
On peut citer les expulsions d’
Adeline (contre Bastia), de
Bentayeb (à Pau) et de
Diop (contre Reims). Là aussi, les décisions étaient « grises ». Alors, comme on dit souvent, elles s’équilibrent sur une saison. D’ailleurs, l’expulsion du Dunkerquois Zossou (pour une semelle sur la cuisse de
Boura), samedi dernier, ressemble beaucoup à celle de
Diop en janvier dernier.
«
Nous aussi, on a joué un paquet de fois en infériorité numérique, on sait ce que c’est », lance Stéphane
Dumont, l’entraîneur troyen, tout en admettant que son équipe «
se sert de ça aussi ces derniers temps ».
En fait, l’Estac a eu le « tort » de ne jamais perdre en infériorité numérique (un nul, trois victoires). Dans le cas contraire, elle aurait en effet pu en rajouter sur ces exclusions litigieuses, quitte à en faire une excuse. Cela n’a pas été le cas. Par conséquent, jamais la petite musique « on est désavantagé par l’arbitrage » n’a été claironnée par le club troyen sur la place publique. Ce qui donne l’impression, pour ceux qui suivent l’actualité de la Ligue 2 uniquement à travers les posts sur le réseau X (malheureusement, on a le sentiment qu’ils sont nombreux), que l’Estac n’a jamais été désavantagée, et qu’elle est aujourd’hui protégée. Ce qui, factuellement, est faux.