C'est la fin de première période qui a fait mal. Dumont reconnaît un moment de flottement, tout en rappelant que ce genre de passage « existe dans le foot ». Il regrette surtout de ne pas avoir su passer l'orage après l'égalisation : selon lui, l'équipe devait tenir cinq minutes pour rester au contact et rentrer au vestiaire à 1-1. Rentrer avec un 2-1 au tableau d'affichage était déjà « un peu dur », concède-t-il.
Beaucoup de présence offensive, trop peu d'efficacité
En seconde période, l'entraîneur a vu de très bonnes séquences et affirme que ses joueurs ont touché plus de cinquante ballons dans la surface strasbourgeoise. Mais la différence s'est faite ailleurs : là où l'adversaire s'est montré clinique et s'est offert des situations franches, l'ESTAC a manqué de tranchant dans le dernier geste. Après le 3-1, Dumont souligne d'ailleurs que son groupe n'a pas lâché : pendant un quart d'heure à vingt minutes, il a eu la sensation que le 3-2 était à portée et qu'une fin de match intéressante se dessinait.
Pour le coach, c'est bien le manque de rigueur sur les fondamentaux qui a coûté cher — il cite notamment un enchaînement sur une touche à l'origine du troisième but strasbourgeois. À partir de là, « un autre match s'ouvre ». Le dernier quart d'heure, lui, a été alourdi par un scénario qui s'emballe, des sanctions et des erreurs répétées, alors que les Troyens continuaient de se procurer des occasions — mais trop tard.
« Je ne pense pas que ce soit de la naïveté »
Stephane DUMONTLe niveau d'un adversaire du top 10
Dumont ne cherche pas d'excuse dans la qualité strasbourgeoise, mais il la rappelle : face à un adversaire du top 10, le niveau s'élève et les différences finissent par se créer. Ce qui ne dispense pas les siens de faire beaucoup mieux sur les basiques. Il pointe aussi une régression par rapport à la semaine précédente, où l'ESTAC avait su sanctionner au bon moment.
Le coach conclut sur un match « difficile à analyser », avec de bonnes choses à l'intérieur mais des manques évidents en termes de rigueur et de concentration aux moments importants. Son mot d'ordre pour la suite : analyser, comprendre ce que l'équipe peut mettre en place face à ce type d'adversaire, envisager une adaptation particulière — et continuer à avancer.