Le SCO aborde ce rendez-vous avec une équation comptable simple. « On est sur deux défaites à domicile et il faut qu'à domicile on soit un peu plus intraitable. Donc commencer par une victoire ce weekend, c'est très important », a posé Stéphane Gilli, qui a fixé le curseur avant la coupure internationale : « Si on a 7 points à la trêve après 5 matchs, ça aurait été un début de saison correct pour moi. » Amine Sbaï, lui, n'a pas éludé la nature du rendez-vous : « On n'a pas pris de point encore à domicile cette saison. En plus le public est présent, il nous pousse. (…) C'est très important ce weekend de prendre des points contre Troyes, surtout un concurrent direct au maintien. » Sans dramatiser pour autant : « Si on gagne, on aura bonifié le début de saison. Mais si on perd, ça ne sera pas fini. »
Le point noir est identifié, et il est offensif. L'entraîneur angevin s'est appuyé sur une statistique tirée du nul du Havre pour situer le chantier : « On est arrivé 42 fois [dans les 20 derniers mètres] et on a un tir cadré. » Son joueur a fait le même constat, dans d'autres mots : « On manque de méchanceté devant le but (…) quand on arrive dans les 30 derniers mètres, on manque encore de cette petite étincelle pour finir les actions. » Sbaï a salué le projet de jeu installé par Gilli - « c'est un projet où on joue au ballon » - tout en renvoyant la responsabilité aux siens : « Il nous emmène jusqu'à ces 30 derniers mètres et c'est à nous après devant de faire le nécessaire. » Reste à débloquer le compteur : « Quand on marque un but, ça débloque un peu », espère l'entraîneur.
Le cas du Marocain, très commenté du côté angevin, a occupé une bonne partie des échanges. Gilli revendique une pression quotidienne sur son ailier : « Je suis très exigeant avec lui », « il faut qu'il soit plus exigeant avec lui-même, pas se contenter de ses qualités, de son talent », tout en assumant les pertes de balle qui vont avec le profil : « Ça ne me dérange pas qu'il perde des ballons parce que ça fait partie du jeu. » L'intéressé confirme et s'en accommode : « Il est toujours derrière moi, même à l'échauffement (…) je le prends très bien. » Y compris quand le public gronde : « Je ne suis pas un joueur qui aime me cacher dès que c'est difficile. » Un profil que le technicien juge indispensable, sans excès : « On ne peut pas avoir que des Amine Sbaï parce qu'il n'y a pas d'équilibre, mais il en faut quelques-uns. »
MATCHES
J5 - ANGERS
Conf' avant-match - Angers veut enfin lancer sa saison à domicile
18 sept. 2026, 10:03 · Par Thomas G
Battu deux fois à Raymond-Kopa depuis le début de l'exercice, Angers reçoit l'ESTAC samedi avec l'obligation de rassurer son public. Entraîneur et joueur ont tenu le même discours en conférence de presse : le jeu est là, l'efficacité non.
Vous aimerez aussi